Avec l’oiseau

A quoi la mort confie la vie
là où tu vas tu ne
sais pas –
le poisson glisse à
reculons d’un
voile diamanté et
rond –
le sang pulsé
au mollet de tambour
s’arc-boute de
résonances où
le vide fait appel
marche encore un peu
jusqu’au ruisseau clair et
tu verras –
au
fond du panier
la pomme
emplit les bois
de son odeur de
terre comblée et
exhumée –
les arbres ont eu
la signature du ciel et
rejouent encore
au bas de l’horizon
la chambre des mains
blessées à l’enfant enlevé –

le regard se perd
à la clarté menue
d’une feuille au
sol qui
bouge dans l’oeil
son or fin et velu –
là où tenir
ne rien tenir
là où fixer
ne rien fixer
ainsi va le mouvement –

ce qui te reste
sur les bras
est le cadavre aimant
de la fin –
près du poêle allumé
écouter le souffle des
vieilles histoires
que la nuit rejette
d’un reflux d’images et
de quelques arêtes –

la chose minérale
poussée au coeur
sensiblement sonore
à la patience de chien
dort en boule
et en creux
vague sombre
et pourtant dune –
douleur au poids de
plume –

allons nous en
pêcher un rêve au
ferment de soie
même si la nuit
descend
sans faire de bruit
derrière le toit fumant
un biscuit de lune aux pieds –
le temps que tu reviennes
je me serai déjà
totalement dépouillée
sur une branche
avec l’oiseau au
bois de baie avec
L’oiseau de
feuille rouge –
le temps que tu reviennes
je me serai déjà
totalement
départie de ma
peau de roseau
consumée au
soleil vertical de
l’hiver –

 

 

 

 

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