Le goût de rien

un ciel serein
chenilles noires araignées blanches
toutes choses et moi sommes
une seule chose mais quoi?

la voie est cerise sur l’ego
la porte est sans barrières
un énorme poisson traverse le ciel et
dans
la bouche me vient le goût des nuages

dehors vole en éclats
Mets un pied dedans
la pomme en train de pourrir nourrit
des poussins de douleur à ton ventre meulé
ne sois pas si prévisible

rien d’extraordinaire
être assis au yin des matières
le puits est ouvert l’ouvert est fermé
de quel côté es-tu?

la lune claire
creuse en mon coeur des milliers
de petites madones aux
infantes étoilées qui sur
ta joue pétillent comme
des joyaux de fête foraine

le mouvement est immobile
l’immobilité est au sein de tout
mouvement au plus haut des paradoxes
tout bat de l’aile laisse aller l’écho

A mesure que la mouche se
pose sur le pain à son tracé
délivré j’observe la minutie de mes
pensées sans traces

le jour gagne du terrain le jour perd
bonne nouvelle mauvaise nouvelle
les peurs ne sont que l’apparition des
champignons d’une nuit
balaie la poussière devant tes yeux

coquille vide à l’oreille j’entends du
monde les pleins chants
aujourd’hui le vent souffle
demain tu souffleras le vent
le temps d’éveiller l’éphémère et ses
treilles de
rosée tu seras née et disparue

 

 

 

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Gertrud Berthet dit :

    J’apprends lentement le goût de rien à la saveur d’une sursurprise cerise qui s’effiloche dans le bleu du flow

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