Le vent

le vent dans les feuilles a
la mer en écueil le vent
dans les feuilles balance ses
paillasses blondes aux
mégères d’abricot –

l’eau du
soleil sur la terre pailletée
écarte ses jambes
de beauté battue

le vent chante au faîte des
arbres qu’il fait
beau qu’il fait chaud et la
douceur de dire
de ployer et de rire –

temps
de sieste bouloché au
kimono des
herbes hautes –

où qu’il porte
le vent est temple
on écoute
ses cloches qui battent fort
et sonnent le ressac des
morts –
debout dehors sous
une pluie d’or

rester ainsi  les
yeux fermés à
se sentir toupie sur
sa pointe et
sans dévier
peigner les champs

à l’oreille un souffle  à
perdre ses chapeaux
d’oiseaux –
sur les toits balayés qui
hantent les rouleaux
où remonter le temps
comme on
cueille une
aile brisée
les yeux du
chat à
l’émeraude oubliée
se sont éveillés
fioles et
tubercules –

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Superbe. Merci pour ce partage

  2. Frog dit :

    La langue même du vent et de l’herbe.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s