ton cou

ton cou au tracé minéral de trafic incendiaire
ton cou où des serpentins de lumière ondulent en granulé de préaux
ton cou de chaos chocolaté de manège où claquettent des foules ton cou qu’aucun joug n’enserre touche au ciel d’une veine arrondie

ton cou de cordage au sablé de champagne
ton cou d’évidence matinale
ton cou d’airelles et d’avion en accélération
ton cou à la géométrie variable à l’arithmétique détendue
ton cou aux épaulettes de U
ton cou de papier pléiade
de téléphérique en ascension
de mouette secouée de rires
ton cou où sceller de secrètes enveloppes au
timbre de voix lointaines
ton cou d’encolure marine de vert muguet de gaufrettes odorantes
ton cou d’épanchement de carillons
de lueur lutine
de pomme et de croissant sans lune

ton cou dis-je
porte une fleur un lys dégingandé et disparu de
tous les dictionnaires botaniques
les anges l’escaladent l’azur s’y réfugie
la douceur s’y évade
ton cou au médaillon de nuages lève un buste d’érable
il est forêt sanguine aux amours chahutés
il est pulpe de ciel au poisson décuplé
semence de soie où se tissent de rondes avenues
où promener ses doigts bleus et sourire

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Catherine Zucal dit :

    Quelle imagination…quel voyage ! plein de couleurs et d’insolite !
    qui a la couleur d’un rêve

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