Résonances

La main troublée
quitte la toile des nuages
pour dessiner un zéro dans l’eau du vent –

Aujourd’hui prépare demain
quelques dés en poche un cheval d’étoiles
c’est tout ce dont tu as besoin –

Chaque fleur reflète la fleur originelle
de l’esprit ouvert à l’ouvre-douceur du
moment –

Perdus d’avance
regarde les reflets dans la bouteille en
plastique qui se vide –

Dans l’oeil du chat la toupie d’un
soleil endormi – sous ma peau un
petit pois à pattes de velours –

Le ciel aussi est une rue une ville
peuplée de papillons de lumière
qui dansent sur la platine de mon coeur  –

Rien d’autre aujourd’hui qu’un oeuf tout bête
blanc et jaune posé à côté d’une assiette
et rien de plus –

Mille maisons scintillent au loin
tremblantes à l’horizon
combien sont-ils à l’intérieur de la tendresse?

Tu tends la joue à l’autre main de l’amour
car il n’y a que l’amour sinon rien
ainsi va ta propre nature que toujours au bout il
y a un coeur qui se balance que peut-être tu n’avais jamais vu –

Le vent souffle sur le pissenlit de ton visage
qui essaime ses pores tout devient l’espace
jamais quitté – combien de temps me reste-t-il?

Qui que tu frappes tu ne frappes que toi-même
dit la mouche à la main qui l’enlève
au front bleu des ombres –

Violence des beaux bois au loin
coucher de tête sur l’oreiller
défaite –

Moi qui suis toi
rien ne sépare jamais que l’illusion de la haine
et l’orgueil du déni – paix à l’ennemi –

Toi qui marches où marches-tu?
toi qui parles qui te parle?
toi qui aime d’où aimes-tu? –

Des petits oiseaux font leur nid
dans ma bouche tiède
et laissent autour de mon cou des colliers d’osselets –

La nuit masquait tes pieds brisés
cachait tes mains solitaires tes yeux sans noces
seul l’amour était diamant –

Toujours ceux qui n’ont pas aimé n’aiment plus
toujours ils sont déçus
et cherchent ailleurs de meilleurs attachements –
la peur fane déjà les fleurs –

Le coeur déroule ses longues soies comme des
chemins où toujours remonter la pente là
où glisser serait le plus aisé –

Pas d’autre chemin que celui-ci
endormi ou éveillé
ne renie pas le coq qui chante ton passé –

Je coupai une anémone
la mis dans un vase puis allais me coucher
sans plus y penser – la fleur me rêva-t-elle?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. xab0003 dit :

    Tout ça c’est la faute à Léo ce vieux fou
    qui est passé par là et s’est caché derrière le rideau
    attendant comme un enfant que l’amour traverse la trame
    le coeur saturé d’émotions pathologiques comme autant
    d’étoiles affamées
    Le crâne défoncé avec ses larmes de sang d’un rouge loup
    la rétribution est partout comme un peloton d’exécution
    lynché par ce qui est supposé être l’amour

    Enfant réveille toi
    dit à l’adolescent
    au jeune adulte
    et au vieil homme que le cauchemar s’est éveillé

    Pardon

  2. NiDr dit :

    Bonjour Hélène,

    Wonderful as always…

    J’étais persuadé d’être abonné à Plume Sioux…Ô méandres informatiques, je trébuche en vos cables… (en vocables ?)

    Bon, c’est chose faite.
    excellent week end !

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