Attrape-rêve

ce matin en
trouant la
fenêtre j’ai vu que
la route était belle
paillée de brume et
de
chants d’oiseaux
sertis à demi mots
derrière le rideau
d’un attrape-rêve
en fils perlés
tendu à même la
rambarde où
piéger le soleil
avant qu’il ne parte

l’eau du ciel s’était
rendue à pas menus
jusqu’aux herbes qui
flanchent raides
jusqu’aux boutons des
branches jusqu’aux
fleurs courbées de
nuit venues se
perdre au paradis
des coeurs levés et
rassasiés

ces petits bonheurs
derrière les épaules
aux senteurs de
verge caillot et d’or
piquant les narines
de leur suc d’orage
vont à la plaine et
conscience
onder leur fraîcheur

faire quelques pas
chaque jour les
premiers

sur le banc mouillé
de jolies crasses
et des baisers

 

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Gertrud Berthet dit :

    Rivières de diamant amant du jour nouveau

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