en amour il y a toujours un risque – l’Ah mystère de Dario et Deirdre –

Ce petit texte, en forme d’histoire, a été écrit il y a déjà plusieurs années. Je le sors de mes tiroirs, à la suite de ce week-end où nous avons évoqué les différents visages de l’amour. Ce texte est parti d’une consigne d’écriture que l’on m’avait proposée alors dont le thème était « une rencontre amoureuse ». Je trouvais ce thème difficile, et voulais éviter les clichés sentimentaux. J’ai trouvé l’inspiration au fil de l’écriture une fois que ces deux personnages, Deidre et Dario, me sont apparus dans leur touchante et lumineuse humanité, éloge des opposés et de la rencontre qui révèle à soi, éminemment poétique dans la magie des coeurs révélés.D’autres personnages ont voulu participer et ont amené leurs copains pour faire partie de l’histoire : Octave le Chat, le hamster volant et les itti, sans oublier la guest star : Cary Grant.
Si vous souhaitez lire cette histoire sur papier, voici L’Ah-mystère de Dario et Deirdre en version imprimable.

Un jour Dario toque à la porte de Deirdre.
Dario a un beau costume bleu, un noeud papillon vermillon, un arrosoir en plastique rose bonbon dans la main droite.
Le beau costume bleu est pour s’habiller tout simplement. Le noeud papillon pour éblouir Deirdre. L’arrosoir en plastique rose bonbon pour ne pas arriver les mains vides.
Il toque. Elle ouvre.
Deirdre porte une robe ensemencée de minuscules violettes, un bandeau vert pistache dans ses cheveux roux, un oiseau bleu perché sur l’épaule gauche.
– Bonjour Dario
– Bonjour Deirdre

Deirdre regarde l’arrosoir d’un air méfiant. Dario en profite
– Je t’ai apporté un encensoir à parfums dit Dario, voudrais-tu m’épouser?
– Pour m’épouser il ne faut pas confondre encensoir et arrosoir, rétorque-t-elle saisissant celui que Dario lui tend et klang! elle lui claque violemment la porte au nez.

C’est un bon début sourit Dario, le coeur prit dans la ronde des hirondelles.
Je reviendrai demain.
il sort un petit calepin vert sapin de sa poche et note:
en amour, il y a toujours un risque.
En pensant « porte qu’on claque au nez », Dario revoit celui de Deirdre. Elle a un nez si ravissant, plus d’un papillon aimerait s’y poser d’un clignement d’ailes.

Alors que la porte s’est refermée sur Dario, de l’autre côté Deirdre examine l’arrosoir rose bonbon.
Confondre un encensoir avec un arrosoir, c’est ce qui s’appelle avoir un pois chiche dans la tête, n’est-ce pas Octave?
Octave le chat s’étire en guise d’approbation, le monde humain l’ennuie profondément, mais il s’y fait! il voit déjà le profit qu’il pourrait tirer de l’encensoir-arrosoir. Peu importe le déguisement pourvu qu’on trompe l’ennemi! d’ailleurs ces chichis d’amoureux l’indisposent au plus haut des oreilles qu’il a bien pointues, il préfère se rendormir et rêver! Par contre, il sait déjà ce qu’il fera de cet objet garde-manger qu’il rebaptisera d’ailleurs à l’usage un tombouctou à souris.
Deirdre plonge son nez qu’elle a délicieux au fond de l’arrosoir, il est écrit côté sud : le bonheur est au beau milieu du jardin.
Elle relève le nez qu’elle a malicieux et hausse les épaules.
Ce doit être la marque de fabrication se dit-elle.
Alors qu’elle l’avait oublié, le soleil fond droit sur elle et bombe de lumière dorée ses pommettes roses et tièdes.
Soudain surgi de nulle part un souvenir pointe à l’orée de ses paupières, la réminiscence d’un petit rien se glisse dans l’interstice de l’instant suspendu. Deirdre voit des flocons neigeux essaimés devant ses yeux grands ouverts; des anges en floppée pirouettent dans la boule retournée. Au beau milieu des miettes blanches, pattes en l’air, la girafe Eiffel se tient, immobile. Une odeur de peau d’âme embaume le salon, Paname resplendit.

Le lendemain, Dario se présente à nouveau à la porte de Deirdre. Il est vêtu d’un pull marine pour extérioriser son esprit d’aventure. Il a chaussé un nez de clown pour faire rire Deirdre. Il tient à la main un bouquet de pâquerettes pour la séduire.
Il toque. Elle ouvre
-Bonjour Dario
-Bonjour Deirdre
Deirdre, en sari de soie fuschia, un oiseau bleu en équilibre sur l’épaule gauche, serre dans sa main droite un arrosoir rose bonbon assorti à la couleur de ses yeux vert olive.
Deirdre silencieuse regarde les fleurs avec suspicion.
Dario tousse et se lance.
– Je t’ai cueilli ces jolies roses. Voudrais-tu m’épouser?
Deirdre fulmine
– Et puis quoi encore! Me faire prendre des vessies pour des lanternes!
Fâchée elle déverse le contenu de l’arrosoir rose bonbon sur la tête de Dario et vlan elle referme violemment la porte.
Dario est très ému.
C’est un bon début.
il sort de sa poche son petit calepin vert sapin et note :
en amour, n’importe quoi peut vous tomber sur la tête à tout moment.
Pendant ce temps, Deirdre emplit l’arrosoir, y jette négligemment le maigre bouquet de pâquerettes, et pose l’arrosoir sur la table de la cuisine.
Elle regarde le bataillon désordonné des fleurs dans l’arrosoir trop grand. Le coeur jaune et mousseux des pâquerettes lessive de rayons la nappe à carreaux rouges.
« confondre des pâquerettes avec des roses, ça c’est le bouquet, pas vrai Octave? »
Précisément à ce moment, Octave est au summum de son indifférence devant la complexité du genre humain et lâche un soupir tel que l’eau de ses babines éclabousse l’environnement proche, ce que Deirdre interpréte immédiatement comme un avis favorable sur la question.

Deirdre pourrait avoir un autre prétendant pour mettre un peu de fiente à pigeon sur le trottoir du quotidien. Par exemple, ce serait Tim. Contrairement à ce que laisse supposer le début de son prénom, Tim ne serait ni timide, ni timoré, ni timonier, juste un Tim quelconque.
On pourrait imaginer la vie de Tim comme suit : Tim se lève, allume, comme tous les matins, l’ipopa smartissime de son miroir télévisuel apodé à la puce souricé de son pouce droit bien que le gauche en ait une aussi, comme les clés de voiture qui vont par deux, au cas où vous en perdiez une… bref faut-il vous faire un dessin? vous l’aurez compris, Tim est accro aux écrans, il est grand et à cran, avec un peu d’imagination on pourrait aussi lui rajouter des crocs, au sens propre comme au sens figuré, ce serait tout-à-fait crédible.
Electropodé de la tête aux petons, Tim a perdu le sens des réalités. Sous sa carapace de Buzz l’éclair, se cache Flipper le dauphin. Son corps en caoutchouc ne supporte plus le moindre contact dit naturel. D’ailleurs il a horreur de la nature et du vide. Parfois il fait une cure de baise main au grand ordipital libidinique de Maxintox, se prenant en même temps pour Joséphine la mouflette, un cas classique de dédoublement de persona non grata.
Par ces éléments descriptifs incontournables du personnage et de son contexte environnemental truffé d’indices technologiques, nous voyons que Tim ne peut rencontrer Deirdre, à moins qu’elle ne soit infirmière au grand ordipital libidinique de Maxintox, ou caissière à Ratinbol, ce qui n’est pas le cas.
Nous pouvons donc, en toute logique, l’exclure de l’histoire.

Au moment de se coucher, Deirdre emporte malgré elle l’arrosoir-encensoir que nous appellerons désormais un broc à sursoir.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Deirdre entend les pâquerettes lui murmurer :
Allons Deirdre, réfléchis, à part Octave qui se fiche comme d’ une guigne de ta libido, qui se soucie de la jolie pâquerette que tu es ?
Cette nuit là Deirdre fait d’affreux cauchemars, elle est devenue un arrosoir géant sur une terre asséchée et craquelée. Elle rencontre un lapin à grandes dents qui veut la croquer car il croit qu’elle est une carotte. Elle-même ne sait plus très bien qui elle est. C’est alors qu’une énorme raquette de tennis l’enlève dans son vaisseau spatial jaune moutarde en forme de Montgolfière (mais où va-t-on chercher tout ça, je vous l’demande!)
Au réveil Deirdre se gratte la crinière, les rêves ont-ils un sens? et si oui quel est le sens de celui-ci? En haussant les épaules, elle choisit d’y repenser à un autre moment.

Au bout d’une semaine, Dario décide de tenter à nouveau sa chance.

Il met sa plus jolie chemise couleur chocolat aux éclats d’étoiles turquoise. Il se rase de près, bien qu’il n’en ait nul besoin, se parfume à l’eau de cologne fraîche rosée du mont St Amant. Il se présente à la porte de Deirdre, les mains vides.
Il toque. Deirdre ouvre exprès la fenêtre
-Bonjour Deirdre
-Bonjour Dario
Elle ne dit rien, elle paraît fâchée. Silence, regard, silence, un trente trois tonnes passe réellement, (je sais parfois la fiction semble plus vraie que la réalité). Dario pousse sa langue à droite qui bombe sa joue, il la fait rouler comme une noix qui monte et descend. Il regarde le bout de ses chaussures, et découvre qu’au bout il y a des pieds qui ont l’air très très seuls.
Deirdre, agacée rompt le silence
– Alors?
– Alors? Répète Dario
– Tu es devenu ventriloque?
– Ventriloque? Souligne Dario
– C’est bien ce que je pensais!
– C’est bien ce que je pensais aussi!
Deirdre trépigne, elle tranche
– J’attends…
– Quoi? Questionne Dario
– Tu te moques… tu n’as pas dit la phrase

Juste à côté de la porte, Octave se tord de rire sur le gazon, s’étire la colonne en chiffonnant ses poils d’herbe fraîche, s’entreboule les pattes, en clair il est d’une humeur joyeuse et contorsionniste à la limite de l’ivresse, un effet du printemps naissant sans doute: il prend le hamster qui danse à ses côtés pour Cary Grant.

– Quelle phrase? s’étonne Dario
– Quelle phrase? renchérit Deirdre
– Tu es ventriloque? demande Dario
– Exactement je suis ventriloque réplique Deirdre

Que celles et ceux qui aiment tourner en rond dans leur carré sans jamais en voir le bout lèvent le doigt !
Selon le professeur Sancoin, deux voix en écho mutuel poursuivent leur monologue sans jamais se rencontrer, elles longent la voie ferrée du soliloque sans pouvoir arriver à l’entente cordiale. Cela s’appelle un dialogue de sourds risquant de provoquer malentendus sur malentendus jusqu’à la boulette non, pas celle de poils qu’Octave est en train d’ingurgiter gueule ouverte mais celle que Dario pourrait commettre s’il ne fait pas un pas de côté.
Deirdre polie prévient Dario
– Dario, je vais monter sur mes grands chevaux
– Je sais Deirdre ne dis plus un mot, viens avec moi au milieu du jardin.
– Pourquoi j’irai au milieu du jardin avec toi? rétorque-t-elle en refermant la porte de son coeur et bling!
Il est fréquent qu’au cimetière des têtes butées soient sacrifiés les plus beaux oiseaux du moment.
– C’est un secret chuchote Dario
Après une seconde d’hésitation, Deirdre range les chevaux de son humeur de chien à l’écurie. Elle referme la fenêtre, ouvre la porte et se retrouve nez à nez avec Dario.
Chacun sait que le mot « secret » exerce sur les femmes une irrésistible attraction. Son parfum de mystère et boule de gommes, sa touche d’irrépressible mise en confidence « à toi seul seulement à toi chut ne le répète à personne » ne laisse insensible aucune Deirdre au monde.
Dario se frotte le nez, son visage se fend d’un sourire bhollyoodien.
Déjà la nuit fait chapeau bas. Vous me direz que la nuit tombe vite dans cette histoire, n’avez-vous pas remarqué que dans la réalité c’est exactement la même chose? Certes dans les histoires, si on veut on peut allonger, rétrécir, étirer le temps, tout dépend de l’option choisie, à la guise de l’auteur(e). D’ailleurs personne ne nous empêche de donner un petit coup de pouce aux personnages, de favoriser d’heureux dénouements, sans exagérer bien sûr, cela va s’en dire. Point trop n’en faut, comme en toutes choses il y a une juste mesure à respecter.
Octave vient de réaliser que ce qui s’agite à côté de lui N’EST PAS Cary Grant.

Donc la nuit prend ses quartiers, Octave suit Deirdre, Deirdre suit Dario au jardin. Ne croyez pas qu’Octave s’intéresserait soudain à ce couple de tourtereaux, quoique, non, il trouve leur chabadabada d’une niaiserie frisant le ridicule, une tonne de chamallow en gâteau d’anniversaire serait moins écoeurant! Non tout simplement Dario et Deirdre sont sur sa trajectoire nocturne, juste devant lui, alors il suit.
Au milieu du jardin Dario s’arrête. Deirdre le fixe.
Il dit fièrement : « voilà c’est là »
Deirdre cherche
– Quoi? Où ça?
Un hamster passe précipitamment affolé
– Le bonheur est précisément là affirme Dario, précisément là où tu te trouves
– Où ça là? je ne vois rien.
Oui je sais ce «  » manque de précision, il questionne au lieu de rassurer, c’est là que le bas blesse. Ce « là »provoque une circulation accélérée des auto-tamponneuses neuronales, qui finissent par s’emboutir et déclencher la fin de la partie. Tout le monde a au moins une fois dans sa vie employé ce charmant petit mot anodin et musical, « Là », sans se douter qu’il nourrissait le pou du philosophe.
Que faut-il faire dans des expressions comme :
« attends moi là, viens par là, non va là bas, non pas par là, là »
Pendant que Dario et Deirdre s’aimantent en regardant ici et là, la nuit se déshabille, met sa toque de lune cordon bleu et sert des étoiles aux yeux d’Octave en planque derrière un chêne.
Un hamster halète dans la nuit velue, où aller : là, là-bas, non pas par là…
Juste à ce moment, une bande d’itti (E.T pour les farfadets) en vacances qui cherchent un téléphone pour rentrer chez eux, autrement dit un index pointant la lune, atterrit dans le coin et ne trouvent rien de mieux que de squatter la cabine téléphonique du coeur de Deirdre! Un peu gonflés les jeunots!
Elle entend une voix déclamer :
Deviens ma souffleuse de
petits riens
mon arbre à neige
ma chuchoteuse de baisers

Ça y est! Râle un itti ça déconne encore! Y a déjà quelqu’un sur la ligne!

Dario sent des ailes lui pousser aux pieds, juché à un mètre du sol, la tête auréolée d’une mie de pain doré, les bras en coeur croisé, il laisse jaillir des flots de poésie de sa manche.
Deirdre n’y connaît rien en poésie, mais elle n’est pas plus bête qu’une autre, qu’Adélaïde par exemple. Elle sait reconnaître aux intonations, aux mots choisis, à l’emploi répété du pronom « tu » sans autre féminin à l’horizon, elle sait disais-je reconnaître une déclaration d’amour d’une facture de téléphone.
Les itti décident de ne pas insister pour ce soir et d’aller faire la java dans les dunes. Je ne vous avais pas dit qu’il y avait la mer pas loin? C’est comme dans la vie, rassurez-vous on ne sait pas toujours tout tout de suite!
Le hamster fait sa prière. Je sais pas facile à imaginer! essayez quand même…
Soudain, une vision vient chambouler les dernières quilles mentales de Deirdre : la girafe Eiffel pâtine dans la glaise d’un blanc absolu. Avant de s’effondrer au ralenti elle éclabousse de neige le verre immaculé et cristallin du moment, les anges flottent dans la marmite du soleil endormi. Tout est chamboulé, métamorphosé, à l’intérieur, son être est secoué de frémissements incandescents.
Un itti ivre mort vomit dans l’allée principale. Répugnant! dégoûtant!.
Le hamster se carapate dans les buissons, juste derrière la barrière du jardin.
Alors qu’elle se retourne éblouie par cette vision, que le chat lève enfin la patte sur le hamster grelottant de peur; au milieu, au beau milieu du jardin, Dario malencontreusement redescendu lâche sa bible de poésie et s’apprête à …Le chat sort alors les griffes, le hamster retient son souffle au ralenti.
C’est alors que le miracle se produit!
De plein fouet, Deidre heurte Dario qui heurte le chat qui heurte le hamster et ch’tong! celui ci vole d’un couinement céleste au dessus de la barrière. WYYYYAAAHHHH! Sauvé!
A ce cri de samouraï, la bande de itti lève le nez et voit passer le petit vélo du hamster. C’est l’illumination! Noêl en juillet, Pâques en novembre.
Deirdre a le bout du nez tout rouge, Dario une bosse frontale de licorne.
Octave surpris, se tire, lâchant un pet vocal de soprano.
C’est alors que Deirdre et Dario éclatent de rire avant de rissoler, main dans la main sous le ciel qui a sorti ses plus belles casseroles d’étoiles, oui je sais c’est cliché mais c’est tellement lumineux !
Le hamster ricane, sans se douter qu’il vient de convertir une bande de itti à l’hamstérisme. Ignorant tout un pan de sa propre histoire, il se voit déjà en train de raconter à ses potes du pub d’en face comment il a mis chaos cet abruti d’Octave en deux round et un petit coup de pouce du destin, toutefois, il n’est pas sûr de mentionner ce dernier détail.

Octave affalé dans son hamac à pollen, les moustaches retroussées sur les canifs de ses canines, rêve à ce hamster volant qui lui est passé sous le nez, et même par dessus le museau. Il compte bien le retrouver et lui faire sa fête. Et dire qu’il va lui falloir supporter ce grand dadais de Dario, cet empoté lunaire qui atterrit n’importe où, il faudra se méfier à présent.
Demain est un autre jour comme dit James. Pour l’instant on ne dort qu’une fois alors autant ne pas la rater. Bonne nuit Octave.

Vous serez d’accord avec moi que tout a une fin qui n’est que le début d’un nouveau départ.
l’auteur sort un petit calepin vert sapin et note:
parfois dans les histoires il y a des histoires qui croisent et dénouent d’autres histoires.
En présence d’Amour, parfois il y a un miracle, parfois il y a un Ah mystère! (c’est ainsi que ma fille appelait les hamsters que nous avions quand elle était petite : des a-mysters) parfois il y a un jardin avec une jolie lune arrondie juste au-dessus, et en dessous une histoire à dérouler.
D’un mauvais pas on peut toujours faire un bond, n’est-ce pas James? et si vous voyez un hamster volant qui passe sans prévenir, une bande d’itti à ses trousses, faites un voeu, le voeu de prendre un risque, le risque d’offrir votre coeur au beau milieu de la nuit, pour rien, comme ça, invitant l’anneau brillant de la lune à ouvrir l’oeil, on ne sait jamais, Cary Grant pourrait danser à vos côtés.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Annie Zaoui dit :

    Boum!quand notre cœur fée boum! Préférer James à Gary,surtout si c’est Sean,pour sûr ce n’est pas une Connerie! j’ai un nouveau chapeau fait de tes plumes multicolores,que je porte pour me donner un coup de soleil. Je t’envois un bisou des Philippines où ne me demande pas ce que j’y fais…Annie

    Envoyé de mon iPhone

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