Les cendres de Narcisse

L’automne aux feuillets de miroirs d’eau entre en écho avec la mortelle mémoire de précédentes histoires. Toujours à dé-fixer le clou des représentations Narcisse épuise le tournevis des divas vagabondes au blanc des lavabos. Repos. Entre ici et là bas, le silence d’un pouce levé, aboli bibelot d’inanité sonore, arrache au temps ses aiguilles d’argile. Narcisse le Mallarmé contemple la shynge du moment. Il pleure la douleur de l’insaissable étreinte, de l’image évincée, de l’onde troublée. Combien de morts traversées, d’écueils où échouer, de regrettables destinées où avouer la frugale pincée d’amour perdu. Les cendres nacrées de la fleur d’or dort au mitan de l’hiver attendu. Narcisse, tel un pendu, taraude nos poumons de visions à l’envers, de chevelures à l’onde froissée, d’étoiles piquantes sous des couches d’oignons bien terrés. Taisons le feu de l’abime au cortège acerbé. Tombent des nues des âmes bleuies qui mouillent les joues creuses des arbres squelettiques. Les feuilles abondent au sol lavé. Voici l’or éparpillé qui ne sait où aller… rentrer chez soi est un bois hors de tous les sorts – délivrée en l’instant d’éveil je s’éveille à la nue d’altérité…

Quelques nouvelles de plumesioux sur plumesioux, il va de soi, quelques nouvelles sous formes d’inspirations poétiques, de textes phénix et flamands roses, où la beauté des dits (DéiTé et DéeSse) offrent de leur bonté, banale et singulière à la balançoire du temps qui s’égrène entre nous et les ponpons de la mort. Voilà bien longtemps qu’il n’y avait eu un texte de Sioux pour sa plume. voilà qui est fait!

Des choses se disent ailleurs, des Racines de la présence, sur un site fait pour. Peut-être ce blog sera à présent dédié à la délivrance poétique, à l’empathie esthétique des coeurs qui voudront bien entrer en résonance avec leur immédiateté.

Que la nuit nous soit douce à l’entrée des cendres de décembre proche, et belle inspiration à tous dans tous les petits faits et gestes de la beauté du quotidien. Que la gangrène des mots grignote nos frilosités et nous rende à la vie vivace des petits crapauds têtus et lippus que nous sommes. Vive la houle des navires! Prenons le large encore une fois où il est d’autres possibles à embrasser!

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. annie esther Zaoui dit :

    Cela fait quelques années déjà que nous voguons, ramons, avec toi pour capitaine poétique, inspiratrice royale, hissez hauts les cœurs,
    Etoile, Esther

  2. catia dit :

    L’éveil de Sioux s’envole dans les graines du ciel, ici-même, s’enracinent dans la présence d’un Narcisse immaculé de cendres…!
    Merci Wangmo, ta plume Sioux caresse les âmes, et la mienne est enchantée de croquer tes mots si bien nourris !
    …;0)

  3. catia dit :

    L’éveil de ta plume inonde les graines du ciel s’enracinent, ici-même dans la présence des âmes affamées de tes mots bien nourris…!
    Merci Wangmo, pour cette envolée poétique qui me réjouit !
    …;0)

  4. guilhem de grenoble dit :

    tu n en pus plus, crapaud lippu,
    d’esgourdir la gouaille
    et t »es-tu tus , crapaud têtu ?
    pour repartir, rentre au bercail !

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