éléphanté

claquette d’oiseaux au bourgeon de neige – petits tas tamisés – petits pas mutinés – les chats gobent des guêpes de cendre – peut-on se lever d’un bonheur qui n’en finit pas éléphanté d’un coeur gros comme ça –

cette nuit la neige a grossi elle aussi elle empiète sur la matière elle noie le poisson dans des tigres de lumière qui bondissent – la lumière était là bien avant que tu sois – pas besoin de se gausser d’être à la fois si éphémère et têtu – se prendre les pieds dans une basket exilée et ses lacets fous traînant dans l’entrée – la pendule se remet à l’heure peut-être n’es-tu qu’un petit chausson oublié dans le grand cosmos rugissant du quotidien – et bien évidemment de l’univers qui n’est qu’un petit balancier dans l’ensemble des multitudes d’univers dont tu n’as pas idée – céréales dans le bol – cristal sonore des cuillers –

regarde dehors – l’herbe nue et pelée sort des brassières du chemin les bas côtés ont leur jungle de graffiti poudré – peux-tu lire ce qui est écrit? les pages glaciaires laissent des marges blanches qu’écriras-tu à l’avenir? – les ponpons des arbres n’en peuvent plus des verrues de haine sur la terre et des machettes en marche sur le monde – je passe devant mets tes pas dans mes pas et trouvent les tiens –

tu es d’ici et d’ailleurs – à tes pieds le riz écrasé d’îles lointaines clame ses acacias – place tes mains en clocher inversé où recueillir la neige éléphantée de l’amour qui fond – attend le don d’un nid où prendre soin des ovules lunaires – ne sois pas pressé de gaspiller ta patience –

goutte à goutte les apparences liquéfiées s’évaporent dans l’éventail du temps – vois le sceau de la joie naturelle qui glisse de bras en bras – celle qui danse abonde de blanc –

éléphanté de clarté le doux entrebâillement de la porte du coeur est saisissant – la totale lumière aveugle le regardant regardé de si près qu’il en perd le regard – être dedans être dehors qui fait la différence – la magicienne du vent jette ses billes sous tes pas hésitants – celle qui danse chante son essence légère comme une plume libre – O mieux aimé – il neige des éléphants sur une tête d’épingle –

 

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