polir le métal

Le labyrinthe des causes et des effets se reflète dans le miroir merveilleux et fabuleux de la pure contemplation où lorsque tu regardes tu ne vois rien ni personne –

plusieurs langues m’enseignent que rien n’est vraiment vrai mais juste vivant – langue de l’air prenant au lasso la moindre parcelle d’or dans la poussière déposée des mots – celle de l’eau aux glissements tendres des roseaux et aux limidités d’amande – celle du feu où le bois dévoré crépite dans la braise claire et entière – celle de la terre où polir le métal des formes pour traverser le miroir merveilleux et fabuleux de la pure contemplation où lorsque tu regardes tu ne vois rien ni personne –

forger le coeur au duvet des hauteurs est la noble tâche des fourmis – personne ne veut accomplir d’humbles absences et pourtant tout sera oublié – la lune bédouine flotte dans l’espace étrange d’une tranche de pain noir – le blé dur de tes yeux cherche des étoiles où guider la lumière élastique de tes pas – il fait nuit en plein jour – tu tournes dans le labyrinthe éreintant des causes et des effets – à la fenêtre le chat insouciant laisse le vent passer sa langue dans sa fourrure noire et lustrée –

le petit oiseau de ta conscience traque les zones de repos les banlieues clandestines où poser un pied d’airain dans la boue du karma et les ruines de l’ego – le petit oiseau de ta conscience paraît dans l’orbite de ton crâne abreuvoir – dès le matin tu bois le fer fondu des épées fatiguées lassé le café fait la moue avec toi – personne ne veut accomplir d’humbles absences et pourtant tout sera oublié – le scorpion de tes poumons descend sous la surface lactée de ta cage thoracique et court mordre tes rêves d’un venin transgénique – tu cours dans le labyrinthe des causes et des effets cherchant la porte de sortie mais y es-tu entré? tu crois que oui puis tu t’éveilles – pure contemplation –

polir le métal du mental jusqu’à user sa serrure de cuir – au centre nul centre juste le miroir merveilleux et fabuleux de la pure contemplation sans rien ni personne – pourquoi te soucier de justifier la réalité alors que tout est simplement vivant – au creux de ta main s’étire le temps en lignes de chance – un herbier de couleurs s’enracine sous tes semelles – va avec le bon vent à la lune bédouine chevaucher les petites dunes de ta journée ajourée de soleil – à la fenêtre le chat insouciant laisse le vent passer sa langue dans sa fourrure noire et lustrée – ta bouche lâche un oiseau –

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