traces sensibles

le

langes sonores des oiseaux lavant les carreaux comparés aux fanges des goudrons collant mes chaussures si d’aventure tu t’étonnais –
saut du crapaud au visage triangulaire de l’eau – rien n’arrête les rives du O –

point de fuite des boutons de haricots sur la table propre du
dimanche – la cuisine est une une page dédiée au roman des sépias – filon des crayons des aiguilles en tricots des patrons découpés sur la singer embobinée de dentelles – se rappeler l’improbable si d’aventure tu t’étonnais des chevelures d’eau sous la douche du temps  –

le long du mur pas printaniers des mouches en partition désordonnée – gravier gommé
d’herbes retenus au pointu du jour – aisance des rosées distribuées –

respirer à l’étoilé des bains naturels du matin – perlé tapioca des brumes de la terrasse – suspendu aux jardins du monde le bras d’un insecte pacifique demande qu’on l’oublie –

quelques louches de contenance tiède aux percussions des voix perforent la soupière – de blanches porcelaines vont en petites touches esquisser de saintes urbanités – la  vieille maison aux greniers désarticulés de poupées sans mémoire déménage en moi –

le bus luisant d’un vernis de pluie passe bruyamment – des têtes s’agitent aux vitres
cherchant des ailleurs passibles de fervents à-côtés – s’asseoir ou pas – rester
debout dans la fièvre du matin décomposé –

plus que parfait  de conjugaisons pressées – combinaisons inespérées de numéros tactiles sorties du sabot d’un sac –

au sabot des rues le sabot d’un sachet vendu au vent réplique à la mansarde d’un toit –
le vin prune des files d’autos s’écoule et embouteille les rues –

chaque jour la bergère blogue la nuit de vitraux synaptiques aux multiples réseaux – émission de raidillons de billots de bois forêt fourreau de soie – retourner autrefois au pas feutré de l’aimé – as-tu reçu le petit coton ténébreux de mon message ou a-t-il été pulvérisé sous d’innommables hostilités?

la pelote de laine pend des moutons aux vieux manteaux accrochés – tu essaies de remonter l’histoire et tu te perds dans l’ivoire claire de temporalités croisées –

reviens à la nuit – un jonc se détache et popeline au bruissé de
l’insecte accouru stoppé net – upercut à l’ubu de la mare – rire des enfants aux papilles chocolatées – vergers des mains tendues – un dimanche à la campagne ou à la ville? que dit le rétroviseur de ton pouce?

des bancs et des lieux superposés – émincé d’images à la tête de gigogne félinement musquée – pastel d’éphémères dessinés au couteau solaire – nous ne sommes que quelques traces sensibles – invisibles et passantes –

un je ne sais quoi cloute ses modèles graphiques à l’équerre d’un
col amidonné – sur le sol traîne le papier argenté
d’une confiserie à moitié dégustée – elle est belle la révolution à coup de
canons dans des verres à ballon – chez Marie-Louise le café sent le blanc le petit blanc qui
donne aux joues de rouges attributions militaires – as-tu vu les vestiges de la cité ouvrière recyclant ses toilettes ? – le temps suspend son col amidonné – sur le papier traîne le sol argenté d’un verre cassé – à peine appuyé le gâteau battu d’un fini impeccable lâche une miette –

et l’araignée de s’absenter de sa toile tissée comme pour dire de regarder au centre les nids incolores de vives vacuités scellées sous la présence indolore de leurs pluies –

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s