Crépuscule

Soyeuse et odorante la couverture des broussailles remonte sur toi la chose la plus proche qui te soit la main solitaire qui effleure et met à distance le soleil –
la joie dilatée s’endormait dans ton rêve –

la corporalité de la pensée voyageait dans d’animales métamorphoses la tête entre ses sabots la reine de la nuit délogeait tout discours de leur socle figé –

tu pouvais muer à l’expir chamane dans la forêt d’esquisses – devant tes yeux les abeilles dansaient un tao de gratte-ciel qui mène l’âme à sa fleur disparue –

l’absente chante son absence la déploie la module la ridule en
lentilles de clarté en haillons portés par des ailes très haut au dos du vent –

avec la main en train d’écrire périssent les conflits – la vie et la mort échangent leur visage de potière l’illusion du monde se laisse contempler –
avant que tout commence ou que tout soit fini le je valse en tu dans le mouvement sans référence d’un noeud papillon –

à trop regarder au fond des yeux du chat tu disparaissais au monde avec la lenteur d’une éclipse au maximum de son ralenti –
le petit caillou violent persistant indomptable aux ailes de lune frottait ta peau – ta chaussure laissait fuir l’ordre du temps en ermite dissonant –

la brèche est diamant qui se penche au-dessus de ta peur – peut-être étais-tu mourant dans la neige des heures qui défilaient tels des wagons de flammes lancés à vive allure –

restait un coeur suspendu où éplumer la guerre d’une mort possible – coeur où tout s’arrête et où tout court aussi sans jamais rien atteindre que l’instant évidé de soi –

ce qui reste contre la paroi percutée déplace inverse averse se translucide –
avant la pensée il y a la rêvée qui coule du toit inonde le mouchoir sombre de tes cheveux de tes yeux révulsés –
revenus du miroir les morts en morceaux nettoient le passé de leur langue rouge et démultipliée – les petits pains sur la table aux chaussons de danseuse dessinent des lignes des courbes des filets hypnotiques –

tu essaies d’approcher la barrière et te voilà jeté plié froissé rien qu’un bout de papier à l’autre bout articulaire d’un corps dérivé –

avant la pensée il y a la rêvée qui file dans la main en train d’écrire et croise des mondes où la vie perclus d’amour à mort tournoie dans et hors des cordes à l’infini des hordes – crépuscule –

 

 

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. xab0003 dit :

    puissant zénith
    ta main écrit les puissantes racines magiques
    d’un réel au-delà de l’ordre du temps
    mille merci

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