Au bout

Au bout de la branche poussait
un arbre comme une feuille dressée
dans la mélancolie du pré privé d’été –

comme une feuille aux lignes qui
serpentent en veines en racines
en oiseaux de chance et de vie –

un arbre poussait au bout de la
branche comme un coeur ravi
et blessé endimanché de
couleurs passées mais gravé de
vignes élancées de corps aux
mouvements ronds et parfois cassés –

au bout de la vie il était un
roi de la terre et de l’ambre marine
qui allait tout droit au travers du
ciel plonger ses doigts de
fils dorés et tisser des vents élémentaires
pour un manteau de nuit et serein –
la reine était un bison de roses tout fleuri –

tu te sentais au bout
de la branche réseau en résonances de
chance à l’instant même où la dent carriée
du malheur tombait pour ne plus repousser –

l’air était franc l’air était bon
au bout de la branche un coeur au hublot du
ciel ouvrait des espaces aux forêts de silence
immenses vers lesquelles tu courais et où tu disparus –

 

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