Inventaire

Je l’île en craie
à la bouche des mots

l’ombre me décède à
la porte des feuilles
bruissantes à l’envers

des éclairs de
monnaie des
cailloux de
lumière au dos rasé
partent dans les dix
directions de leurs
plumes envolées –

l’air incendié
de perles fondues
jette au palais des rivières
un lit qui chante en solo

hier ne précédait pas
demain sur la table aux
raisins sans raison au
ciel d’oeuf trop
cuit au plat de
la maison –

je m’île en craie à
la bouche des morts –
l’ombre me décède à
l’envers du courant –

le mur berce des
loups – les nuages
s’en vont plus loin
jeter leur pain de
pluie  –

je souffle sur la bougie
d’un hiver qui tremble
au mieux de sa forge invitée –

au tronc penché
l’oiseau trop perché
plante son aiguille de
bec plâtreux et sec –

enfin
rien
qu’un bras
défunt
et pendu
au gris souris
d’un pneu crevé –

l’automne en cretonne azoulée
déboule en
cadavre errant
aux pieds de matin marin –
je t’île en craie
à la pointe du ras –

 

 

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