Plus chaud

Vers plus chaud
mettre les voiles et passer en force
au risque de l’immensité du noir
souffler sur les étoiles et
tant pis s’il ne reste rien –

parler tout bas au visage du
vent d’un verbe éteint
ton ombre fond dans la nuit du
mur – à la poussière du
chemin tu te désagrèges
avec l’exactitude d’un présage
tu vagues à l’âme au millimètre près

l’oiseau cogne au coeur de la pluie
tu ne l’entends plus –
tu parles pour noyer les
poissons des impressions
décolorées qui nagent sous
la chair des pierres –

plus chaud
jusqu’à s’accorder aux aimants des
lumières jusqu’au chat blanc cueilli
dans les ronces
jusqu’à l’aile épluchée d’un mot
jamais sorti  de sa peau
jusqu’à la haie pissant de larmes
dans le bonbon des fleurs

près de la bouteille vide
la mouche cherche un coeur où
décéder – dehors
haka des racines et lune magnifique –

 

 

 

 

 

 

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