Rêver pareil

Le chat baille à la corneille du soleil disparu
la grue des yeux échafaude un plan à la
plume du tambour heureux –
la pluie blanchit la terre
le corps des insectes incorpore un esprit

sous le pôle à la radiance bleue
un point une boule au ventre du matin
tu le sais bien
et tout recommence des bascules de chair

à l’évidence le silence entre à pas de loup
dans la bergerie des ombres il scrute la
romance du couteau et de la brume
à chaque battement les visages changent
de neige
l’arbre de mon coeur écoute la
course du vent venir à terme –
et pourtant sans direction aucune
je ne veux plus rêver pareil

sur ma langue des dentelles froissées
crépitent d’étoiles
rien n’empêche les cailloux de crisser sous
la roue véhémente qui enfante ses
faons à mutiler –

retirer sa vanité et
laisser aller sur le sol ouvrier l’étole des
beaux cheveux d’autrefois –

partir d’un chaos et aller le plus loin possible
au délié des espaces nus nulle part qu’en ce point –
accepter la fluidité des marbres jusqu’à ne
plus rêver pareil –

jusqu’à ce que les reins s’emplument
d’un nouveau miracle –

 

 

 

 

 

 

 

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