Sans bouger

chaque jour
un peu plus effacé par le jour
ce qui nous reste sur les
bras ou
s’en va avec l’arbre déraciné
est l’oiseau blessé
qui à la nue s’est pendu

ce qui ne
cesse de s’écouler à travers
la lumière
prend sans saisir
comme tombe
un mur de sable
glissant entre
les cailloux durs et doux
que ramasse la mer
pour emmener plus loin
la housse des matières

gagner et perdre
d’un même coup de dé
chante le
sablier sur la commode
entrouverte au silence
rien n’assemble ce que
l’eau désassemble

avant de tomber la
balle blanche ressemble à
la pomme sans noyau
au bruit
d’une vie sans erreur
qui marcherait au bord
de l’écho
pourtant alors que
la main se retire de
la rose oubliée
le ciel se meurt

du toit la corde claire d’un
avion tombait
laissant quelques traces
de soulier usé
sur les nuages de la mémoire
Là bas le jardin touchait
sûrement déjà l’hiver

sortie de la bouche
d’ici et de nulle part
une langue de sable
écoutait la mort
de très loin venue
dire sa joie
d’être la peau grêlée et
sans attache
d’une fenêtre nue et
exilée –

 

 

 

 

 

 

 

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