Hiver

Maternité des roses
à l’astre mordu
nous n’irons plus chez
toi
humer la glaise des
bois où la sagesse pousse
d’un pouce à la fois

il fait froid
sous la cheminée vide la
fée au capuchon de charbon a
déménagé
nous n’irons plus chez
toi chercher la clé
de neige
elle a fondu bien des fois
et rendu l’âme au
renard urbain
caché sous les rails du
quotidien –

l’embryon gelé de la
pâquerette mordoré s’est
accroché au fil à
linge qui balade ses doigts
d’oiseau maladroit –

il tombe
sur la terre naissante
d’un temps chaloupé
un pleur de
nouveau né
où muter
l’ombre en
acquiescement –

sur ton visage
le mouchoir de l’hiver
efface un
pur printemps de
camomille effrontée
à l’intuition de
sel –

les hommes oublieux
suivent le
cours
de leurs chimères et
s’infécondent
d’enfance amère –
toujours plus haut
toujours plus fier
le verbe menteur
traque la sensibilité
des eaux au
lieu de migrer sa
peur –

chez toi
il reste encore
quelques bras de lumière
à la nuit salutaire –

 

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. catherine zucal dit :

    C’est beau comme l’hiver . Merci Wangmo Bises Catherine

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