Emballages

Sous le halètement du
robinet philosophe le
grand ténor fantôme
carrelé de rêve
mouillait les emballages
du
corps jusqu’au
dernier roseau
du petit cheval
baleinier de tes
cheveux vieux

il y a des mots qui ne sortent
qu’égoïstement de ta bouche à
la douche de papier jauni des
sourires édentés et
mal soignés jusqu’à
l’oncle décédé du
périnée
en crosse ouvrière
et voûte ascensionnelle

le corps s’insurge
de n’être à sa place
qu’à l’écart des glaces
il trépigne dans sa faux
d’oignon tant de
couches à
pleuvoir
et qui font
pleurer les hivers sur
tes organes le
soir
quand
tu as les yeux secs
d’un vieux quignon
abandonné sur le comptoir
d’une étoile épluchée et sans
marinière

alors que se
détruisaient les
emballages du corps
jusqu’au dernier ressort
l’âme sise en
pierrot
croquait la lune
au dévidoir du
ciel qui
faisait de ton
échine un couloir vide
filant haut la voile

personne ne te dit
au revoir
tu pars comme venu
nu et sans savoir

 

 

 

 

 

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