En tout point compatible

La chambre ne se rappelait plus le sakura des lumières
seulement les paupières des rideaux entrouverts sur
la baie dépeuplée à
l’herbe tondue et verte

la soie abandonnée des
vents matinaux
mourait lorsque la
main vide se refermait sur
la clé sans allée –

le fusible poétique en
tout point sensible et
compatible au
meurtre des mots au
rêve inspiré d’un
membre coupé
tiède et en suspension
entre les plis de
la chair à
l’huile de rose
à l’île enlevée
d’oiseau déchiré

tout s’est tu
sur la pierre sous la lune
broyée de milliers
d’escarbilles
le ciel s’illumine
faisant semblant
toujours pour rien
pour la beauté souveraine
d’un phare capitaine
du plus insignifiant des
insectes tombé
en pleine mer

petite vie que rien
n’accroche
pas même l’édredon d’une
vague en terrain blessé

ce qui s’échappe de la
chair en fourrure d’asiles
en rondins calcinés
traîne sur
des banquises de mémoire
en petites îles d’esquimau
noir et il est si tard en
plein jour que la nuit
se retire au milieu de
ton corps
au rire de la
mort qu’un dragon
dévore et
plus encore
à l’or imploré
des accords effacés

aller en pleine mer
le coeur poésible et en
tout point compatible
au sensible évanescent
et touchant

 

 

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. GERTRUD BERTHET dit :

    Résonances sonnantes ou trébuchantes en robes de joie en soie finement brodée …

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