A nul autre pareil

après la pluie
remonte un ciel de terre d’
épeires éclaboussées de nids
au nez retroussé

des odeurs flairent en nous
le fauve animal étendu sur sa
natte disloquée la veine
ouverte au sang qui pleut

Après la pluie
les battants des volets ruissellent
les remises des bois pénètrent les
fronts des champs au détail près

voyage en nous un peu de la
lucidité de l’eau sur la peau morte qui
s’évapore
au trèfle enchanté de l’oiseau

la brume apporte ses rêves de
frontières libérées où les paysages
craquent leur corsage de lumière
laissant paraître à dos d’éléphant
l’inde de l’ici
il va de soi
un sein de soi sans toi ni moi

dériver aux
cosmétiques claires des rivières
la sagesse toute rose des
cosmos oubliés
fout le désordre et
la débâcle et le chaos là
où tu attendais un merle silencieux
vient
orphée le blond assis
sur ton canapé d’habitudes la
flûte au bec

après la pluie on
ne sait pas ce qui sera ce qui
s’applaudira à l’oreille des abeilles

un vert d’oseille à
nul autre pareil teint le
matin de ses jolis défauts
et j’aime ça
 

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